L’auteur

Pierre Fraser, détenteur d’une maîtrise en linguistique de l’Université Laval, se définit avant tout comme un épistémocrate, c’est-à-dire, quelqu’un qui doute de son propre savoir, et à plus forte raison de celui des autres. Linguiste de formation qui a mal viré, attiré par les sirènes de l’intelligence artificielle, il est devenu informaticien tout comme entrepreneur, et a mis au point le premier système intelligent qui a permis à la société nStein Technologies d’entrer en bourse en juin 2000. À cinquante ans, retrouvant le bon sens, il se consacre désormais depuis ce temps à tenter de comprendre comment nos sociétés se transforment sous l’impulsion des technologies et des impacts qu’elles ont sur nous.

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Pierre Fraser, détenteur d’une maîtrise en linguistique de l’Université Laval, se définit avant tout comme un épistémocrate, c’est-à-dire, quelqu’un qui doute de son propre savoir, et à plus forte raison de celui des autres. Linguiste de formation qui a mal viré, attiré par les sirènes de l’intelligence artificielle, il est devenu informaticien tout comme entrepreneur, et a mis au point le premier système intelligent qui a permis à la société nStein Technologies d’entrer en bourse en juin 2000. À cinquante ans, retrouvant le bon sens,  il se consacre désormais depuis ce temps à tenter de comprendre comment nos sociétés se transforment sous l’impulsion des technologies et des impacts qu’elles ont sur nous.
  1. Pierre D.
    8 mars 2011 à 8:47 | #1

    Je suis depuis longtemps à la recherche d’un savoir, d’une base qui me permettrait d’assouvir une soif d’arguments. J’ai lu plusieurs ouvrages sur la sémentique, l’esprit critique, le discour, de JJ à Bourgeault … mais je suis loins du but.

    Je vais acheter votre livre demain chez Renaud, je le lirai la semaine prochaine en vacances, sur un bateau. Je vous ai entendu à la radio cette semaine et vous semblé avoir un regard sobre sur le monde fantastique qui nous entoure … du moins ce qu’on nous en laisse croire, voir.

    Je vous reviens avec ma critique. Mes remerciements ou mes déceptions, le pire serai que je juge cet effort inutile.

    • 9 mars 2011 à 7:38 | #2

      La sobriété n’est pas seulement de mise face à l’euphorisation ambiante, mais une nécessité ! L’effort auquel vous vous exercerez ne peut être inutile, car toute démarche pour juger par soi-même des choses est le début de l’entendement !

  2. )¯(
    19 avril 2011 à 10:23 | #3

    Je n’ai pas encore lu votre livre. J’imagine que les religions sont au premier rang.

    • 19 avril 2011 à 6:26 | #4

      En fait, il n’est pas question de religion dans le livre, sauf que les dindes, plutôt que d’adhérer à un système croyances (religion) adhèrent à différents systèmes de valeurs (écologisme, consumérisme, réseaux sociaux, santéisme, végétarisme, etc.) qui portent en eux leurs propres systèmes de réponses.

  3. Pato
    20 avril 2011 à 8:04 | #5

    J’ai bien hate de lire votre bouquin. C’est drole, j’attribuais le pret-a-penser au kit du parfait penseur québécois, à la panoplie climatoscepticisme-enverdeurs-nordiquenation-MaximeBernier-StephaneDuhaime-RedBullCrashedIce-moinsd’impot-plusdargentdanslespochesdescontribuables-ADQ-mondaynightfootball-Pintendre-peinedemort-nossoldatsenAfghanistan-mauditsgauchistesàmarde-garderiesà7piassesàmarde-voiesréservéesàmarde-Montréaltrouàmarde-Haititrouàmarde-libertésindividuelles. J’espère que vous leur faites une petite place. A moins qu’il existe une autre race de dindes?

    • 20 avril 2011 à 8:19 | #6

      En fait, il n’est même nécessaire de catégoriser les dindes comme vous le faites, car dès que nous adhérons massivement à un discours, quel qu’il soit, nous sommes euphorisés comme des dindes ! Lorsque vous aurez lu le livre, n’hésitez surtout pas à me faire part de vos commentaires !

  4. Patrick Dyèvre
    18 mai 2011 à 7:32 | #7

    À propos de votre ouvrage “Dindification” je trouve que le “prêt-à-penser” est encore trop bon quand on veut une société qui ne pense surtout pas.
    Ne s’agit-il pas plutôt de “prêt-à-parler”, dans ce monde où penser par soi-même est si difficile qu’on remplace le silence de la réflexion par le bavardage des opinions.
    Contrairement aux trois scripteurs apparaissant ce jour, j’ai lu (et relu parfois) tout votre livre et, emporté sans doute par l’euphorie du moment, ai pensé en acquérir quelques exemplaires à offrir à des personnes choisies; puis me suis ravisé en réalisant que j’avais assez d’ennemis comme celà, mais j’en offrirai un quand-même.
    Merci pour avoir passé une soirée agréable.
    P.S.:mon adresse courriel signale que je ne tiens nullement à paraître sur la place publique; merci.

    • 19 mai 2011 à 8:20 | #8

      Merci mille fois pour votre commentaire, je l’apprécie tout particulièrement ! Je souhaite que vous n’augmenterez pas votre cercle personnel d’ennemis en parlant de mon livre !!!

  5. Stéphan Pouleur
    21 juin 2011 à 9:29 | #9

    Bonjour,
    Je suis pas mal avancé dans la lecture de votre livre. Je le lis par petits bouts car j’ai beaucoup de plaisir et aussi je tiens à réfléchir sur vos explications. Honnêtement, je trouve que votre reflète bien la réalité. C’est peut-être triste dans un sens car en effet je trouve qu’il y a pas mal de dindes qui n’aiment pas réfléchir. Aussi je trouve que votre shéma de l’évolution d’une idée qui dindifie une population s’applique très bien à ce qui est arrivé avec la vague du NPD aux élections fédérales. Selon moi, l’évolution se fait maintenant en accélérée grâce aux réseaux sociaux sur le web.
    Félicitations pour votre livre
    SP

  6. 20 août 2011 à 9:10 | #11

    Je vous ai vue et entendu pour la première fois hier chez Mario Dumont, à V. J’ai été agréablement surpris par vos propos. J’ai rarement vu des intellectuels osé ramé à contre courant comme vous le faite. Le milieu intellectuel, souvent, s’organise pour développer la conformité, le confort du conformisme. Ainsi le contrôl des populations est beaucoup plus facile. Je travail dans le même sens que vous mais avec des moyens modestes. Je suis un éridit autodidacte. Dans notre belle Province du Québec arriéré d’hier, j’ai été expulsé des écoles françaises pour une question de religion. J’ai du m’instruire par moi même. Soyez assuré que j’étudirai vos travaux et que je ramerai avec vous. Si vous avez le temps, je vous invite à faire “La mémoire oubliée, le refus de se rappeler” sur Google. C’est mon dernier livre et c’est gratuit. Vous aurez accès à un pan honteux de notre histoire qui pourrait intéresser un homme comme vous. Merci, J-P Chabot

    • 22 août 2011 à 9:44 | #12

      Bonjour monsieur Chabot !

      Premièrement, permettez-moi de vous remercier pour votre commentaire. En fait, je ne rame pas à contre-courant. Ma position épistémologique est la suivante : « Dans un discours (santé, environnement, Internet, néolibéralisme, etc.) ce qui importe, ce n’est pas de savoir qui a raison ou qui a tort. Ce qui importe vraiment, c’est de savoir quels seront les impacts sur nos vies et la société si nous adhérons massivement au « pour » ou au « contre » d’un discours. »

      De plus, j’ai lu avec grande attention votre document. Maintenant que vous avez passé au travers de cette catharsis toute personnelle, passez à autre chose. Prenez une position épistémologique qui vous soustraira aux débats stériles. Soyez épistémocrate ! Relisez Emmanuel Kant, Voltaire, Rousseau, Sénèque, Épicure et Montaigne ! Et surtout, ne croyez pas ce que je vous dis ! Osez savoir ! Sapere Aude !

  7. 22 août 2011 à 1:47 | #13

    Je suis d’accord avec vous Monsieur Fraser et je crois que je suis déjà épistémocrate, du moins j’ai des tendances :-» J’ai passé à travers cette catharsis comme vous dites mais il n’en reste pas moins que les gens en poste de pouvoir ont fait beaucoup de mal à des gens comme moi. Je pose la question : “Quelles étaient leurs motivations et ce comportement a t’il une influence politique encore aujourd’hui” ? Je crois que oui. Comme cela fait partie de l’histoire de mon Peuple, ce que je cherche à faire c’est de faire connaître cette histoire honteuse. Un peu comme “l’Holocauste” faites par la “Gang” à Hitler. Ces comportments destructeurs ne doivent être oubliés comme semble le faire nos intellectuels actuels. Pour ce qui est des auteurs dont vous me parlez, je les ai lu dans mes cours de philo, suivi aux cours pour adultes. Comme je suis rendu à 65 ans, il me reste pas beaucoup de temps pour dénoncer les abus que les gens comme moi ont subit de la part de mon peuple. Je ne veux pas oublié. Merci

  1. 18 décembre 2011 à 10:54 | #1

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